[bilan] Flesh and Bone (Starz, 2015)


Série tv créée par Moira Walley-Beckett (Starz, 2015-?).
Une saison de 8 épisodes (60 minutes).
Avec Sarah Hay, Ben Daniels, Emily Tyra, Irina Dvorovenko, Damon Herriman, Josh Helman, Raychel Diane Weiner...
Tout juste arrivée de Pittsburgh, Claire est danseuse et vient d'être sélectionnée pour intégrer la compagnie du ballet de New York. La ballerine possède un réel talent, mais porte également le poids d'un passé douloureux. Claire va devoir rapidement trouver sa place parmi les autres danseuses, peu avenantes envers elle, tout en travaillant devant un professeur colérique et détestable...
Après avoir travaillé pour la série Breaking Bad, Moira Walley-Beckett est de retour avec cette production de la chaîne Starz. Flesh and Bone nous plonge dans l'univers de la danse classique, à New York, en s'intéressant plus particulièrement à une danseuse qui vient d'être acceptée au sein d'une compagnie. La série propose une belle immersion dans le monde impitoyable du ballet, incluant autant de qualités (les scènes de danse, les décors, la grâce), que de défauts avec les sempiternels clichés de la danseuse et ses problèmes d'alimentation, ou celle qui continue de danser après de vilaines blessures, la drogue l'aidant à surpasser la douleur. Pour entretenir encore plus cet aspect plombant et dramatique du récit, le personnage principal, Claire, fuit un passé sombre et tourmenté. En début de saison, elle parle peu, exprimant rarement ses impressions ou ses souffrances. Dans l'idée, c'est une bonne chose de faire confiance au spectateur, mais cela n'aide pas vraiment à pleinement apprécier le personnage dans ce cas précis. D'autant plus que les ajouts amenés à l'histoire (le club de striptease, la mafia russe, la maladie, le frère soldat...) nous éloignent du propos initial, et n'apportent rien d'essentiel au pitch de départ.

Pour revenir au monde de la danse, là aussi, le professeur est la parfaite caricature de l'ex-danseur qui a créé sa compagnie et qui donnerait sa vie pour la maintenir en tête d'affiche. La danse est sa passion, il ferait tout pour cet art, mais il ne possède pas une once d'humanité. L'univers de la danse classique est difficile et tous les danseurs ne peuvent pas accéder au Graal de l'étoile. La série aime revenir sur ce point, avec le professeur odieux, mais aussi entre les danseurs où tout n'est que jalousies et sournoiseries. Le charme et la grâce ne reprennent vie que lorsqu'ils se mettent à danser. L'image de la série est très soignée, sa teinte bleutée accentue encore plus l'ambiance grave du récit. Malgré tous ces points négatifs, mon intérêt a fini par décoller lors des trois derniers épisodes. Le personnage de Claire est un peu plus bavard et expressif, on se sent un peu plus investi dans l'histoire de la série. Mais ce n'est malheureusement pas suffisant pour sortir pleinement conquis de cette mini-série. À force de grossir l'histoire, Flesh and Bone se disperse trop, et touche des thématiques parfois démesurées et extrêmes.
 

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