Swing Kids, de Thomas Carter


Film de Thomas Carter (1993)
Avec Robert Sean Leonard, Christian Bale, Frank Whaley, Barbara Hershey, Tushka Bergen, David Tom, Julia Stemberger, Jayce Bartok, Noah Wyle, Johan Leysen.
Fin des années 1930, l'Allemagne nazie est en guerre et recrute parmi les jeunes allemands. Les Swing Kids font partie de ceux qui refusent d'entrer dans ces Jeunesses hitlériennes, leur passion c'est la musique venue des Etats-Unis, et la danse du swing. Deux amis vont se retrouver à s'enrôler le parti, suite à un vol de radio...
Ayant surtout travaillé pour le petit écran (séries tv ou films tv), Thomas Carter est un réalisateur attaché au monde de la danse, l'un de ses derniers longs-métrages étant Save the Last Dance. Swing Kids est également un film avec de la danse et a la particularité d'avoir son histoire située au début de la seconde guerre mondiale, en Allemagne. Malgré l'amour pour cette danse à la mode, le swing, et l'envie de découvrir encore plus une autre culture, américaine en l'occurrence, cette jeune génération est en train de vivre plus qu'un bouleversement, ils sont contraints de suivre la politique du moment et rejoindre les rangs d'Hitler sans autre choix possible. Perdant le peu de liberté qu'il leur restait, le film présente bien ce contexte dans sa première partie. Les scènes dansées y sont plutôt bien menées, mais plus on avance dans l'histoire, plus on s'éloigne du propos en question et surtout de l'évolution de ses personnages et du poids qui pèsent sur eux. Même les séquences de danse perdent en énergie, comme si le rythme du film suivait le renoncement des ses protagonistes, pour deux d'entre eux en tout cas. Swing Kids reste un film à découvrir pour le thème qu'il aborde et les séquences de swing mises en valeur (surtout en début de film), mais il aurait gagné en consistance si son contenu avait été plus étoffé. 3,5/6 Pour lire un autre avis plus centré sur la danse, je vous invite à aller voir le blog Dance a little dance with me. À suivre l'ouverture tout en swing du film :

2 commentaires:

  1. Je l'ai vu à sa sortie mais j'avoue ne pas vraiment m'en souvenir...

    RépondreSupprimer
  2. La critique d'"into the screen" est juste : au début, on est dans le film et les scènes chorégraphiques sont bluffantes; mais on se perd par la suite, et les recettes hollywwoodiennes font plutôt décrocher l'attention ( en particulier la musique d'Horner, bien conventionnelle comparée aux morceaux de swing qui émaillent le récit ).

    RépondreSupprimer