The Social Network, de David Fincher


Film de David Fincher (2010)
Avec Jesse Eisenberg, Rooney Mara, Bryan Barter, Dustin Fitzsimons, Armie Hammer, Joseph Mazzello, Patrick Mapel, Max Minghella, Andrew Garfield, Alecia Svensen, Justin Timberlake.
Octobre 2003, Harvard University. Lors d'une soirée bien arrosée, et un poil trop bavarde de la part de Mark Zuckerberg, il se fait larguer par sa copine. Dans le feu de l'action, et afin de se venger, il crée un site qui met en compétition les photos de toutes les filles du campus. Le site, Facemash.com, fait un énorme succès auprès des internautes, il s'attire à la fois une attention particulière de la part des connaisseurs informatiques, et de l'autre pas mal d'ennuis vis-à-vis de la gent féminine. Les débuts de facebook sont nés mais l'histoire est bien plus complexe que ça, l'une des plus grandes inventions de ce XXIe siècle est en marche, avec ses conflits, des enjeux considérables et une amitié volée en éclats...
Étourdissant et intense sont deux adjectifs qui définissent bien mon impression en sortant de la projection de The Social Network, avec l'étrange sentiment de ne pas avoir recueilli toutes les informations devant le débit important des dialogues et autres confrontations. Jesse Eisenberg est impressionnant tant au niveau des entretiens qu'il enchaîne mais également par rapport à ce stoïcisme qui définit le personnage de Mark Zuckerberg, mêlant une certaine froideur/distance et une grande vivacité de l'esprit (tout le début du film j'ai été hantée par le fait que ce rôle m'en rappelait un autre : Abed dans la série Community, en moins aigri, un peu déroutant quand il faut rester concentré, bref je ferme la parenthèse). Moins mis en valeur mais pourtant essentiels pour décrire l'entourage de Mark, les autres personnages m'ont beaucoup plu, à commencer par celui que joue Andrew Garfield, qui interprète le seul véritable ami de Mark. Même si en retrait, sa présence apporte beaucoup à l'histoire. Quant aux jumeaux, je me suis dit que je ne me souvenais pas que l'acteur avait un frère (comme les frères Ashmore), surprise donc de découvrir que seul Armie Hammer joue le rôle. 

Pour revenir à l'histoire, le film est bien plus qu'un récit autour du phénomène Facebook, comme un portrait de notre société, ses connexions, la course au succès, les amitiés, et les amours déçus, les trahisons, et les coups bas, le tout agrémenté d'une pointe d'aigreur et d'humour noir. La réalisation de David Fincher et l'ambiance musicale (excellente bande son de Trent Reznor & Atticus Ross) appuient d'autant plus ces sentiments, mis en valeur par une écriture brillante et enivrante. Dernière chose, j'ai beaucoup aimé cette séquence de l'aviron sur la fin, scène que j'ai vu comme une bulle, rythmée, où j'ai eu l'impression à la fois de reprendre souffle et d'être entraînée dans une suite d'autant plus énergique. Étrange composition d'ailleurs cet effet où seul un élément de l'image est mis en valeur alors que tout le reste est rendu flou (effet tilt shift?). La toute dernière scène également m'a fait sourire, et attrister... 5/6 

2 commentaires:

  1. Il me semble bien que c'était du tilt shift je me suis fait la remarque pendant la scène...
    Sinon comme toi j'ai trouvé ça intense, surtout sans sous-titres, j'ai raté quelques trucs en cours de route avec le débit de malade d'Eisenberg !
    J'ai aussi beaucoup aimé Andrew Garfield, mais je ne suis pas convaincue par son choix pour le nouveau Spiderman par contre, on verra...

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  2. >blythe : pour le tilt shift j'étais à peine sure, j'ai trouvé l'effet saisissant en tout cas! Sans les sous-titres ça n'a pas dû être évident à tout suivre... déjà qu'à tout lire c'était parfois bien rapide. Pour le choix de Spiderman, je ne le connaissais pas du tout avant cette annonce, je commence à me faire à l'idée, on verra bien :)

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