[bilan] Caprica {saison 1}, de Ronald D. Moore


Série créée par Ronald D. Moore, Remi Aubuchon & Glen A. Larson (2009-...)
Avec Eric Stoltz, Esai Morales, Alessandra Torresani, Magda Apanowicz, Paula Malcomson, Polly Walker, Sasha Roiz, Genevieve Buechner, Hiro Kanagawa, Sina Najafi, Scott Porter, James Marster...
Situé une cinquantaine d'années avant les évènements dramatiques qui ont eu lieu sur Caprica, cette courte saison de neuf épisodes pose le contexte, avec la naissance du premier Cylon. On apprend à connaître aussi la famille Adama, qui se remet de la disparition de la mère et la fille, suite à un attentat dans le métro...
Première partie de la première saison, Caprica n'a eu que 9 épisodes pour explorer ce nouvel univers, ainsi que ses personnages. Selon Imdb, la suite ne revient que mi-septembre... Premier constat, c'est malheureusement disposer de peu de matière pour approfondir comme il faut son contenu, tant au niveau des personnages que des situations auxquelles ils font face. Et deuxième constat, les scénaristes se sont peut-être un peu trop concentrés sur l'univers et ses détails, qui est d'ailleurs un point très positif, mais ils en ont oublié l'exploration de ses personnages et ce qui les lient.

Un attentat va ainsi tout bouleversé (épisode pilote), deux personnages, Daniel Graystone (l'excellent Eric Stoltz) et Joseph Adama (Esai Morales) ont perdu tous les deux leur fille (et sa femme pour Joseph Adama). Leur vie en est logiquement bouleversée, quand l'un va se concentrer sur le projet le plus ambitieux, et dangereux au vu des faits du futur, l'autre va devoir outrepasser son deuil. Pour ce dernier, j'ai trouvé que Joseph Adama s'est beaucoup dispersé dans ses actes, vue de l'extérieur, c'est alors un personnage difficile à cerner. Tous deux à la recherche de leur fille, deux nouveaux univers font leur apparition, le V-World, puis New Cap City (telle un Sin City). J'ai adoré ces deux mondes, son concept et sa mise en forme, mais là encore, l'aventure de Joseph dans New Cap City prend fin trop subitement, et maladroitement du coup. Il y a aussi toute la symbolique des dieux et des différentes colonies, mais là aussi, la série ne fait qu'explorer en surface ces éléments.

Caprica révèle beaucoup de bonnes idées, autant dans le réel que dans l'univers virtuel, dommage que ces neuf épisodes n'accèdent pas à un peu plus de profondeur. Le personnage de Zoe Graystone (l'agaçante Alessandra Torresani) est peut-être celui qui a eu la plus riche exploration. Deux facettes sont en jeu, le cylon, et son concept mécanique, et son esprit qu'elle utilise surtout dans le V-World. Une humanité que Daniel va tenter de retrouver dans son robot. Tout un enjeu pour la suite... qu'on attend du coup avec impatience, en espérant que cette seconde partie sera traitée avec plus d'intensité, le contexte et les perspectives, qui sont alors devenues plus floues après ce dernier épisode, sont posés, on n'attend plus de substances. A suivre une bande-annonce de cette première partie (d'ailleurs, au bout de neuf épisodes, je n'ai pas réussi à apprécier le générique...) :

5 commentaires:

  1. Etant une vieille fan d'Eric Stoltz, je suis maintenant (enfin, un jour) obligée de rattraper BSG (les échos sont encourageants aussi faut dire) afin de pouvoir ensuite rattraper Caprica, c'est malin !!

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  2. Il n'y a pas besoin d'avoir vu Battlestar Galactica pour regarder Caprica (par contre, ton bagage sériephilique, lui, en sera ravi).

    Dans l'ensemble, c'est trop de prémisses et peu de réelles avancées. Il est vrai qu'on a pas mal tourné en rond avec Joseph Adama. J'ai bien aimé le personnage, surtout qu'à la différence de Graystone (Eric Stoltz est véritablement excellent!) justement, il a eu bien moins de matériel pour s'exprimer.

    Pour Zoe, je ne dirais pas que Alessandra Torresani est agaçante (perso, je l'ai vu faire la guest ailleurs mais je ne me rappelle plus d'elle), c'est le perso qui est juste insupportable.

    Je reste toujours étonnée par la facilité à laquelle un univers steampunk comme New Cap City séduit. Non pas que cela ne soit pas bien fait, cela manque un peu d'originalité et puis, comme beaucoup de choses dans la série, cela n'a pas franchement été exploité. Disons simplement qu'il m'en faut plus pour être conquise.

    Enfin, le défaut principal pour moi, c'est qu'il y a eu trop de broderie de faites. On voit trop régulièrement qu'ils ne savaient pas où ils allaient. En espérant que le nouveau showrunner soit plus compétent là-dessus.

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  3. >blythe : je rejoins Carole, ce serait dommage de passer à côté de cette série et du rôle d'Eric, même sans avoir vu BSG (mais ce serait un grand plus de la regarder ;).

    >carole : L'ensemble est plutôt bien exposé mais rien n'est vraiment traité en profondeur. Pour New Cap city, je pense que c'est l'effet années 20/30 qui fait ça, mais j'aurais aussi aimé en voir plus... Pour l'actrice je maintiens le terme agaçante lol je supporte pas l'actrice, du coup cela a un peu occulté sur le personnage, qui est aussi insupportable mais l'actrice n'a rien arrangé en fait... En espérant que la suite relèvera le niveau!

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  4. Ah oui on peut tout comprendre (et apprécier ) en regardant ça en 1er vous pensez ?

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  5. Oui je pense que tout est compréhensible, tu auras un regard totalement neuf sur le show, des éléments de BSG permettent d'avoir une vision plus large, amis les deux séries peuvent fonctionner indépendamment. Et ce sont que 9 épisodes ;)

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