[mini-série] The Prisoner, de Bill Gallagher (AMC)


Série créée par Bill Gallagher
Avec Jim Caviezel, Ian McKellen, Ruth Wilson, Hayley Atwell, Lennie James, Jamie Campbell-Bower...
Un homme se réveille dans un endroit nommé le Village et se fait appeler Numéro 6. Il est retenu prisonnier par un certain Numéro 2 qui s'efforce de le garder au sein de cette mystérieuse communauté...
Série diffusée sur la chaîne AMC, The Prisoner est tout d'abord une série originale britannique datant de 1967, de et avec Patrick McGoohan. Trop jeune pour connaître la série, ce sont mes parents qui s'en souviennent, et c'est d'ailleurs une des seules séries qui a le plus marqué leur esprit (et cette peur de rester enfermer dans ce Village et ne plus jamais pouvoir en sortir...). J'ai quelques vagues souvenirs de rediffusion, l'histoire et l'ambiance générale me sont surtout revenues en regardant ce 'Prisoner' version 2009.

Numéro Six, interprété par Jim Caviezel, se réveille donc dans cet autre monde, qu'il est justement le seul à voir comme un autre monde. Numéro Deux va tout faire pour le convaincre qu'il n'existe que ce monde, que les rêves sont nocifs et que la vie est ici, fabuleuse et parfaite. Evidemment, il y a des failles, notamment ces trous qui s'ouvrent dans le sable sans savoir où cela mène et ce que deviennent ceux qui tombent à travers, ou ces sortes de vigiles à l'extérieur du Village prenant les vies de ceux qui s'en échappent... Flippant n'est-ce-pas? Et puis d'où viennent ces cars de nouveaux arrivants? Que sont ces pilules que Numéro Deux donne à sa femme? D'où viennent tous ces gens? Avaient-ils une vie ailleurs comme Six? Que font-ils de leur journée hormis leur travail, s'ils ne peuvent pas rêver ou parler de ce qu'ils souhaitent? Et que sont ces tours transparentes?

Ce que j'ai surtout aimé dans cette mini-série, c'est l'univers et l'atmosphère qui se dégage. Un décor magnifique de désert, de dunes de sables, et ce Village où toutes les maisons sont identiques, même le gâteau à la cerise demandé par Deux est parfait. Tout est en teinte pastel, aucune couleur vive ne contraste, les véhicules ont l'air d'être tout droit sorti des années 70/80. Tous sont habillés de la même façon ou presque, la différence n'a pas lieu dans ce Village. Et Numéro Deux est là pour veiller au grain... A chaque épisode une histoire où Numéro Six va tenter de convaincre son entourage qu'il y a vraiment une vie ailleurs, qu'il n'y a même pas besoin de rêver, que cette vie ailleurs est bien réelle. En parallèle, on découvre qu'il vivait à New York, qu'il a démissionné de son travail et qu'il a rencontré une jeune femme qui lui plait beaucoup juste avant d'arriver au Village. D'autres personnages vont croiser son chemin, le chauffeur de taxi Numéro 147, la femme médecin, Numéro 313, qui culpabilise de rêver et dessiner, et amoureuse de Six. Et aussi le fils de Deux, 11-12 qui veut croire ce que dit Six, commençant à comprendre que son père ment sur bien des choses...

The Prisoner est une série de grande qualité, sans avoir forcément réponse à tout, je suis sortie enchantée de ce visionnage, de cet univers à part dans le monde des séries. Les acteurs sont tous fabuleux, Ian McKellen incroyable menant une vraie guerre psychologique avec Six. Une série britannique à voir absolument! A suivre une bande-annonce sous-titrée et quelques photos :



7 commentaires:

  1. Teuteuteu, c'est pas une excuse ça, "trop jeune pour connaître la série", sinon on ne verrait rien d'avant notre naissance !
    Bref l'originale je l'ai vue car mon ex et ses frères adoraient et l'avaient en VHS, c'est vrai que c'est très culte, malheureusement j'ai jamais vu la fin...
    Là juste 6 épisodes ça se rattrape pendant les fêtes par exemple (enfin encore faudra-t-il les trouver...)

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  2. @ Blythe : Ca va, ce n'est pas comme si la fin n'était pas mondialement connue...

    En tout cas, j'ai beaucoup aimé. C'est esthétiquement bien fait, mais en fait, je trouve que ce qui est superbement bien fait, c'est le montage, cette façon parfois un peu décousue, ou obscure mais extrêmement fluide de passer d'un lieu à l'autre, d'un plan à l'autre. Cela sert magnifiquement le propos. Point bonus pour Jamie Campbell Bower, qui est sacrément sur la pente montante et faut quand même dire qu'il est sacrément bon (enfin qui emerge vu le peu qu'il y a dans sa filmo - si on fait exception du theâtre, j'imagine)

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  3. Ben justement j'ai réussi jusqu'à présent à ne pas savoir comment ça finissait dans l'espoir de m'y remettre un jour !

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  4. @ Blythe :
    en effet pas encore trouvé ces 6 fameux épisodes..contrairement à la série originale!
    d'ailleurs faudrait que je me motive comme toi pour voir la saison de 1967 (avec 17 épisodes ) puis celle de 2009..

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  5. >blythe : j'en ai pourtant beaucoup entendu parler de cette série par mes parents, mais jamais eu l'occasion de la voir ;)

    >carole : oui c'est vrai tiens, je n'ai pas parlé du montage! en tout cas je me suis sentie happée par ces épisodes, même si comme tu le dis, c'est parfois bien décousu!

    >thms : je serais bien tentée aussi de voir la série originale, mais j'ai peur qu'elle est un peu trop vieillie... à voir

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  6. Le Prisonnier ... Patrick McGoohan ... j'adore cette série, dérangeante et étouffante! Moi non plus je n'ai jamais vu la fin! Caro si tu es motiv', la série est dispo en DVD à la médiathèque!

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  7. >célinette : en dvd en plus, extra! il faut que je vienne faire un tour cette semaine à la médiathèque, je vais regarder ça!

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