Australia, de Baz Luhrmann


Drame romancé de  Baz Luhrmann (2008)
Ecrit par Baz Luhrmann et Stuart Beattie
Avec Nicole Kidman, Hugh Jackman, David Wenham, Bryan Brown, Jack Thompson, David Gulpilil, Brandon Walters, David Ngoombujarra, Ben Mendelsohn, Essie Davis, Barry Otto, Ursula Yovich, Yuen Wah, Jacek Koman, Tony Barry...
Fin des années 1930, une aristocrate britannique, qui vient d’hériter de son mari d’un ranch en plein cœur de l’Australie, demande l’aide à un cow-boy local, un peu sauvage et indépendant, du nom de Drover, et à ses employés aborigènes pour résister à l’impitoyable concurrence, alors que les Japonais bombardent Darwin…
Le jour où j’ai voulu voir ce film, je n’avais pas vraiment d’idée préconçue en tête. Sans m’attendre à voir un chef d’œuvre, j’avais juste envie de regarder un film épique, accessoirement avec Hugh Jackman. Et je n’ai pas été déçue. Australia n’est pourtant pas pour moi un film à grande épopée avec plein de drames et tout, loin de là, l’histoire raconte des évènements tragiques, mais se terminent en happy end. Baz Luhrmann a filmé son pays avec beaucoup d’entrain et d’affection, ça tombe bien, voyager par le biais d’un film est aussi l’un de mes plaisirs de cinéma. Dommage que sa durée de 2h30 soit un poil trop longue. Certains passages sont assez spectaculaires, comme le troupeau ou l’attaque de la ville, mais j’ai trouvé que, par moments, les effets spéciaux n’étaient pas très bien réalisés et manquaient de réalisme.

Je vais continuer sur mes impressions plus négatives, avec notamment le personnage du jeune métisse Nullah. Est-ce le personnage en lui-même qui ne m’a pas convaincu ou sa façon de parler, quelque peu agaçante (surtout qu’il est la voix off du film), je ne sais pas trop. Pour ce qui est du reste du casting, Nicole Kidman est une actrice qui ne m’a jamais vraiment plu, et c’était certainement l’un des points qui me faisait reculer pour voir ce film. J’ai tout de même trouvé son rôle de Lady Ashley plutôt bien interprété, elle a beau avoir encore une certaine froideur, cela ne dénature pas le personnage de l’anglaise, délicate et toute en retenue, qui gagne ensuite en caractère et en assurance au fil des évènements. Quant à Drover, je risque de manquer d’objectivité pour pouvoir critiquer le rôle de Hugh Jackman. J’ai bien aimé sa relation avec Sarah Ashley, avec une réelle alchimie, et un amusement entre les deux héros, notamment au moment de la rencontre. Mais ça, on en parlera un peu plus dans la catégorie In love de ce Love movie club.

Australia est un film que j’ai pris plaisir à revoir, je ne pense pas non plus le regarder de sitôt, surtout à cause de sa durée. Et même s’il finit (trop) bien, même si Nicole n’est pas dans mes petits papiers, même s’il est long, même si parfois, le côté visuel est un peu cheap, même si Nullah est agaçant, je le reverrais quand même. Rien que pour Hugh… et l’Australie aussi quand même, ses paysages et un bout de son histoire. 4.5/6

(Billet précédemment mis en ligne sur feu le blog Love&Movies)

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