Two lovers, de James Gray


Film de James Gray (2008)
Avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw, Isabella Rossellini, Elias Koteas...


Il y a des films comme ça qui vous laisse un certain malaise en sortant de la salle. Les histoires d'amour impossible rendent triste, et font souvent l'objet de grands films, et à vrai dire si ce film s'était achevé sur une telle fin, je n'aurais sûrement pas eu ce sentiment de malaise. Two lovers nous présente d'abord le personnage de Leonard, bipolaire, qui a bien des difficultés à trouver sa place, sa vie sociale étant uniquement partagée avec ses parents, à la maison comme au travail. Ils organisent alors chez eux une rencontre avec la fille d'un couple d'amis, Sandra. Il s'avère qu'elle est amoureuse de Leonard. Sauf que Leonard rencontre une autre femme, Michelle, dont il tombe amoureux. Mais Michelle en aime un autre, un homme marié... Pendant un temps, il verra les deux, se consolant souvent avec Sandra, alors que Michelle est repartie voir son homme marié.

Les acteurs sont tous impeccables, le film m'a même réconcilié avec Gwyneth, c'est pour dire. J'ai aimé la photographie, et ces couleurs du jaune et du gris. J'ai aussi aimé les photos en noir et blanc incrustées dans le film. Mais je ne pourrais dire que j'ai adoré. C'est triste, hivernal, froid donc, et pourtant plein de tendresse. Et de mensonges. Ils avaient décidé de partir tous les deux, elle finit par refuser, et au lieu de vivre son véritable chagrin d'amour, de prendre le temps, au lieu de laisser la bague de fiançailles sur la plage, il récupère cette bague et fait sa demande en mariage, avec toute la famille autour, à l'autre femme. Alors qu'il ne l'aime pas. Désabusement et facilité. La peur de rester seul. Je trouve cette fin déchirante... 4.5-5/6

3 commentaires:

  1. Plus triste qu'un suicide. Et surement plus triste parce que ca nous touche tous personnellement.

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  2. Sortie mi-février pour moi (comprends pas pourquoi il est sorti d'abord en France), je l'attends...

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  3. >renaud : ba oui c'est sûrement ça, le cinéma c'est souvent pour faire rêver ou faire pleurer, mais là c'est un sentiment que je n'ai pas beaucoup l'occasion de croiser devant un film...

    >blythe : je pense qu'il est d'abord sorti en France parce qu'il était à Cannes, mais bon, toute façon, je n'arrive jamais à suivre tous ces décalages de sorties.

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