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[bande-annonce] Looking : the movie d'Andrew Haigh (2016, HBO)


Afin de clore la série télévisée du même titre, un téléfilm tout simplement intitulé Looking, the movie sera diffusé sur la chaîne HBO le 23 juillet prochain. Comme pour la série, le scénario est signé Andrew Haigh (également réalisateur) et Michael Lannan (créateur de la série). Les mêmes acteurs reviennent au générique : Jonathan Groff, Russell Tovey, Daniel Franzese, Raúl Castillo, Murray Bartlett et Lauren Weedman. À suivre la bande-annonce :

[teaser] La La Land de Damien Chazelle (2016)


Deux ans après Whiplash, le réalisateur Damien Chazelle revient avec un long-métrage dont il a également signé le scénario. La musique est de nouveau au cœur de son film, La la land est une comédie musicale qui raconte l'histoire d'un pianiste tombé amoureux d'une actrice. Les chorégraphies ont été créées par Mandy Moore, une chorégraphe qui participe régulièrement à l'émission So you think you can dance et qui aussi travaillé pour les films Joy ou encore Silver Linings Playbook. Au générique, Emma Stone et Ryan Gosling se retrouvent après avoir tourné ensemble Gangster Squad et surtout, Crazy, Stupid, Love. La sortie du film est prévue pour le 16 décembre aux Usa.

[bande-annonce] Suicide Squad de David Ayer (2016)


Parmi les blockbusters de cet été, Suicide Squad sortira sur les écrans français dès le 3 août prochain. À la demande d'une agence gouvernementale secrète, la suicide squad ou la task force X réunit les plus dangereux criminels de l'univers DC. Leur fonction : effectuer les missions les plus dangereuses pour l'armée américaine. Le film est l'adaptation d'un comic book créé par John Ostrander et a été réalisé par David Ayer (End of Watch, Fury). Margot Robbie, Karen Fukuhara, Will Smith, Jared Leto, Scott Eastwood, et Viola Davis font partie du générique.

[générique] Preacher, saison 1 (AMC)


Nouvelle série diffusée sur la chaîne AMC, Preacher est l'adaptation du comics de Garth Ennis et Steve Dillon (1995-2000). Développée par Seth Rogen, Evan Goldberg et Sam Catlin, cette première saison suit le révérend Jesse Custer dans une petite ville texane. Récemment possédé par une force surnaturelle et mystérieuse, Jesse a le pouvoir de plier les gens à sa guise. Dix épisodes sont proposés pour cette saison 1, la série a été renouvelée pour une seconde saison de 13 épisodes. Voici le générique de la série, réalisé par Jason Lanier Brown, la musique est signée Dave Porter (compositeur de la série Breaking Bad).

The Strangers {Goksung} de Hong-Jin Na (2016)


Film sud-coréen écrit et réalisé par Hong-Jin Na (2016).
Avec Woo-hee Chun, Jung-min Hwang, So-yeon Jang, Han-Cheol J, Jun Kunimura, Do Won Kwak...
Une maladie mystérieuse fait irruption dans un petit village de Corée. Étrangement, ce mal s'est répandu en même temps que l'arrivée d'un étranger. Un policier local se retrouve aspiré dans cette histoire afin de sauver sa fille.
Film vu en avant-première dans le cadre du SoFilm Summercamp Festival, The Strangers a aussi fait partie de la sélection hors-compétition du dernier festival de Cannes. Mélange de genres, la première partie du film effleure le film d'horreur dont le ton exagéré des situations et des dialogues portent aussi à rire. D'étranges évènements surviennent en même temps qu'un étranger et une jeune vêtue de blanc arrivent dans le village. Des meurtres atroces et inexpliqués font leur apparition au sein du village, décimant des familles sans histoire particulière. L'un des policiers apprend cette nouvelle alors qu'il est en train de manger goulûment son petit déjeuner. Sa nature froussarde et maladroite porte à rire, rien ne va en s'arrangeant quand les premiers cauchemars le réveillent violemment les nuits qui vont suivre. (Certaines chutes m'ont d'ailleurs fait penser à celles du Détective Machin dans Ma Loute).

Hong-Jin Na sait créer une ambiance : poisseuse, terrifiante et pleine d'imagination. Le film est très divertissant, dans le ton, l'enchaînement des scènes et les répliques. The Strangers fait partie de ces films très distrayants dont le rythme bien dosé fait monter la tension crescendo jusqu'à l'épilogue. C'est réjouissant, le temps passe vite (malgré une durée de 2h30) et les cris terrifiants de la gamine rappellent évidemment ceux de la jeune Regan dans L'exorciste (William Friedkin, 1973). Le film sort cette semaine partout en France, je vous conseille vivement ce thriller horrifique dont voici la bande-annonce :

[bande-annonce] American Pastoral d'Ewan McGregor (2016)


Adapté d'un roman de Philip Roth, American Pastoral est le premier long-métrage de l'acteur Ewan McGregor qui a repris le projet après le départ du réalisateur Phillip Noyce. Accompagné de Jennifer Connelly et de Dakota Fanning au générique, il interprète le rôle de Seymour 'Swede' Levov, un homme d'affaires menant une vie aisée avec sa femme et sa fille. L'histoire se situe dans les années 60, sa fille grandit et va de plus en plus s'orienter vers un rejet total d'une société qui ne lui correspond plus... Une première bande-annonce vient d'être dévoilée, le film n'a pas encore de date de sortie prévue pour la France (octobre 2016 pour les Usa).  

[bande-annonce] American Honey d'Andrea Arnold (2016)


Présenté lors de la dernière compétition du Festival de Cannes, le film American Honey vient de dévoiler sa première bande-annonce, avec, à son générique, Sasha Lane et Shia Labeouf. Le film raconte l'histoire de Star, une adolescente qui part rejoindre une équipe de vendeurs de magazines. Rapidement intégrée dans le groupe, sa vie prend le rythme de soirées bien arrosées, de petits délits et de nouvelles rencontres amoureuses... Aucune date de sortie n'est encore annoncée pour la France.

[bande-annonce] The Witch de Robert Eggers (2016)


Film présenté en janvier dernier lors du 23e Festival de Gerardmer, l'histoire de The Witch se situe en 1630, en Nouvelle-Angleterre. Katerine et William y élèvent leurs cinq enfants tout en menant une vie très pieuse. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et l'étrange perte de leurs récoltes vont rapidement accélérer des évènements maléfiques qui vont les faire se dresser les uns contre les autres. The Witch est le premier long-métrage écrit et réalisé par Robert Eggers. Le film sort sur les écrans français dès aujourd'hui, mercredi 15 juin.

La Loi de la Jungle d' Antonin Peretjatko (2016)


Film d'Antonin Peretjatko (2016).
Avec Vimala Pons, Vincent Macaigne, Mathieu Amalric, Pascal Légitimus...
Stagiaire au Ministère de la Norme, Marc Châtaigne est envoyé en Guyane pour la mise aux normes d'un complexe de piste de ski indoor : Guyaneige. Une fois sur place, on lui affuble un chauffeur, Tarzan, une jeune femme au caractère bien trempé.
Projeté en avant-première au Katorza à Nantes jeudi dernier, La Loi de la Jungle est la nouvelle comédie écrite et réalisée par Antonin Peretjatko (La Fille du 14 juillet). Avec récemment le film Ma Loute, le cinéma français prouve qu'il est encore possible de proposer sur nos écrans des comédies drôles, avec en prime ici, un savoureux mélange de caractère et d'exotisme. Tourné en Guyane, le film raconte l'histoire d'un trentenaire qui, parce qu'il arrive en retard à un rendez-vous pour un stage, se retrouve parachuté en outre-mer pour valider un canular projet du Ministère de la Norme. Sur place, il va devoir faire équipe avec un jeune stagiaire en ingénierie, Tarzan, missionnée pour être son chauffeur. Le ton est à l'absurdité et au grand n'importe quoi. C'est drôle et grinçant, les codes de notre société et du monde du travail en prennent un sacré coup, c'est savoureux et très relaxant pour nos nerfs mis à mal par une actualité bien morose.

Les deux acteurs principaux, Vimala Pons et Vincent Macaigne, avaient déjà travaillé ensemble dans le premier long-métrage du réalisateur, cette nouvelle expérience fonctionne à nouveau à merveille. Bourré d'influences cinématographiques, le film fait penser à certains films d'aventure des années 80/90, ceux de Philippe de Broca, La Poursuite du diamant vert de Robert Zemeckis, ou encore George de la Jungle de Sam Weisman pour son univers débile et farfelu. Comme l'indique la bande-annonce ci-dessous, "ce film est fait pour vous", enfin surtout pour ceux qui recherchent une comédie déjantée. La Loi de la Jungle sort sur les écrans français ce mercredi 15 juin, laissez-vous porter sans réfléchir, les film est parfait pour détendre les zygomatiques.

[bande-annonce] La Femme de la plaque argentique de Kiyoshi Kurosawa (2016)


Étonnantes premières images pour le prochain film de Kiyoshi Kurosawa (Real, Shokuzai). La Femme de la Plaque Argentique est un film français que le Japonais a écrit (avec l'aide de Catherine Paillé) et réalisé. L'histoire raconte celle d'un ancien photographe de mode, dont la fille lui sert à présent de modèle. Lorsque son nouvel assistant se rend compte qu'elle est devenue sa prisonnière, il va tenter de la libérer de son emprise. Au générique nous retrouvons les acteurs Tahar Rahim, Constance Rousseau et Olivier Gourmet. La sortie du film est prévue pour le 23 novembre prochain.

Ma Loute de Bruno Dumont (2016)


Film de Bruno Dumont (2016).
Avec Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi...
Été 1910, dans le nord de la France. D'étranges disparitions sèment une sorte d'agitation dans la petite vie routinière de la région de la Baie de la Slack. L'inspecteur Machin est sur place en compagnie de son équipier Malfoy, afin de tenter de comprendre pourquoi certains habitants s'évaporent sans laisser de traces...
Le réalisateur et scénariste Bruno Dumont nous avait habitués à des films graves et tragiques. Depuis la série P'tit Quinquin (Arte, 2014), il a effectué un virage très net vers la comédie, une comédie qui s'annonce burlesque, absurde et complètement farfelue. Ma Loute met en scène deux populations : les autochtones de la Baie de la Slack, qui vivent avec peu de moyens, souvent employés par l'autre monde, celui des riches bourgeois de Tourcoing venus passer des jours de vacances dans leur maison villa égyptienne. Il m'est difficile de retranscrire convenablement dans cette critique l'univers de Bruno Dumont (son écriture, ses dialogues), il surpasse tellement ce qui peut se produire en matière de comédie française, qu'en plus de faire grincer des dents, il propose aussi une touche d'originalité, poétique et surréaliste. 

Si Ma Loute est si drôle et déroutant, c'est parce qu'il offre un large panel de bizarreries, tant dans les situations que dans ses personnages. Tout le monde en prend pour son grade : de la famille Van Peteghem  avec Isabelle qui s'enflamme à l'excès sur tout ce qui l'enthousiasme ou l'inquiète (excellente Valeria Bruni-Tedeschi). Son mari, André (joué par le méconnaissable Fabrice Luchini), a un discours totalement à côté de la plaque, même quand les conversations ne concernent que des banalités. Sa démarche bancale alimente encore plus l'extravagance de son personnage. Aude, la sœur de ce dernier (fabuleuse Juliette Binoche) vient tout juste d'arriver pour passer quelques jours avec eux. Là aussi, tout est dans l'exagération, sans jamais tomber dans l'insupportable : elle gesticule comme une marquise exubérante qui fait penser à Cécile Sorel ou Luisa Casati. La famille de pêcheurs n'est pas en reste en ce qui concerne les fantaisies, sans dévoiler trop de détails, ils fascinent par leur naturel et leurs spécialités. Les deux mondes vont s'entrechoquer grâce à la relation amoureuse entre le jeune pêcheur et Billie, la fille androgyne d'Aude.

En plus des normes sociales et conventionnelles qui volent en éclats pour notre plus grand bonheur, le film propose un parfait dosage de séquences drôles. La chute est récurrente tout au long du film, inattendue, incongrue, centrale ou non, les plus mémorables sont celles de l'inspecteur Machin. Le comique de répétition fonctionne ici à merveille, c'est fin, et bien dosé. L'ambiance sonore apporte beaucoup au film, tant au niveau de la musique très lyrique que des sons précis rehaussant les scènes en question (celles qui m'ont le plus marquées sont celles de Machin qui tombe : le son de ses chutes, les vêtements froissés et le sable ployant sous le poids de l'énergumène). Ma Loute nous offre une touche de merveilleux au milieu de cet arène envahi d'excentriques et d'illuminés. Un petit bijou immoral et jubilatoire.

Desert Dancer de Richard Raymond (2014)


Film de Richard Raymond (2014).
Avec Reece Ritchie, Tom Cullen, Nazanin Boniadi, Freida Pinto...
Chorégraphies d'Akram Khan.
Alors que l'État iranien interdit toute forme de danse et de mouvement artistique, Afshin va tout risquer pour créer sa propre compagnie de danse.
Desert Dancer est un film britannique dont le récit se situe en Iran, à la fin des années 2000. C'est surtout l'histoire d'Afshin Ghaffarian qui est ici racontée. Particulièrement fasciné par l'univers de la danse, et plus généralement par le monde artistique, il va s'intéresser très tôt au parcours de Rudolf Noureev, un danseur étoile qui quitta l'URSS en 1961, en demandant l'asile politique à la France. Les problèmes politiques des pays d'origine de Rudolf Noureev et d'Afshin Ghaffarian sont mis en parallèle, la répression en Iran étant d'autant plus forte puisqu'aucun art n'est toléré, ni aucun contact hors mariage entre un homme et une femme (pas facile quand il est question de danse). L'université représente non seulement l'avenir intellectuel du pays, mais en plus, permet aux étudiants de créer des liens, soulever des idées, voire solliciter des créations artistiques impossibles ailleurs. La difficulté se porte ainsi sur plusieurs niveaux : faire confiance aux personnes qui sont au courant, et trouver des lieux à l'abri des regards, hors d'atteinte des Basij (gardiens de la révolution islamique -sorte de Gestapo-), loin de la ville, en plein cœur du désert.

Une fois le contexte posé, Desert Dancer s'intéresse surtout à ce groupe d'étudiants, militant pour Moussavi, juste avant l'élection présidentielle. L'écriture scénaristique manque souvent de subtilité, l'idée de montrer la rébellion souterraine d'une jeunesse iranienne est intéressante mais l'ensemble reste trop lisse. Les scènes de danse sont assez inégales, même si elles représentent plutôt bien le mode de vie iranien : des pas et des gestes tout en retenue afin de montrer la difficulté d'échange et de liens entre hommes et femmes. L'une des chorégraphies principales montre aussi le joug de l'État islamique qui ne rôde jamais loin. Le film permet de pointer du doigt les envies et les besoins d'une jeunesse iranienne, emprisonnée devant un mur d'interdits. Ce film m'a rappelé Les Chats Persans qui s'était intéressé aux groupes musicaux de Téhéran. Sans marquer les esprits, Desert Dancer reste un long-métrage à découvrir pour son sujet, et aussi un peu pour la danse.

► Le grand Bob Fosse est également cité dans le film. Coïncidence ou non, Afshin fait le même signe que dans cette fin de scène de Sweet Charity.
► Conseil de lecture bande dessinée : Love Story à l'iranienne de Jane Deuxard et Deloupy (Delcourt, 2016).
 
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