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[bande-annonce] 11/22/63, adaptation du roman de Stephen King (Hulu, 2016)


Adaptée du roman de Stephen King, la mini-série 11/22/63 commencera sa diffusion le 15 février prochain, sur la plateforme Hulu. Professeur d'anglais, Jake Epping (James Franco) va, grâce à un voyage dans le temps, tenter d'empêcher l'assassinat de J.F. Kennedy. Au générique, on retrouve également Sarah Gadon, Chris Cooper, Josh Duhamel, et T.R. Knight. Cette mini-série est composée de huit épisodes. À suivre la bande-annonce :

[bande-annonce] Miles Ahead de Don Cheadle (2016)


Premier long-métrage de l'acteur Don Cheadle, Miles Ahead est comme son nom l'indique, un biopic consacré à Miles Davis. Situé au tout début des années 80, Miles Davis (interprété par Don Cheadle) a mis sa carrière entre parenthèses avant de refaire surface en 1981 avec l'album The Man with the Horn. Le film revient sur ces cinq années précédant la sortie de cet album, une période où il n'a ni joué ni enregistré. Il va se remémorer ce passé en compagnie d'un journaliste de Rolling Stone (Ewan McGregor). Le film est prévu pour une sortie américaine le 1er avril prochain, il n'y a pas encore de date annoncée pour la France. À suivre la bande-annonce :

[Premiers Plans] Sélection de photographies de Paul Grandsard et Sandrine Jousseaume (2016)


En attendant la suite des critiques des films vus lors de ce festival Premiers Plans, voici quelques clichés réalisés par Paul Grandsard, Sandrine Jousseaume, ainsi que Margo Meyer et Noémie Guiheneux. La photo ci-dessus réunit quatre membres du jury long-métrage (Arnaud Desplechin, Laetitia Casta, Ruben Alves et Olivier Masset-Depasse), et parmi les lauréats, Guillaume Senez pour son film Keeper, et Mustafa Kara pour Cold of Kalandar.

David Zellner (Kumiko, the treasure hunter) :
Andreï Zviaguintsev (rétrospective) :
Arthur Harari (Diamant Noir) :
Guillaume Senez (Keeper) : 
Jakob Brossmann (Lampedusa in winter) :
Lili Horváth (The wednesday child) :
Mustafa Kara (Cold of Kalandar) :
Naël Marandin (La Marcheuse) :
Paul Driessen (rétrospective, membre du jury court-métrage) :
Ramzi Ben Sliman (Ma Révolution) :
Arnaud Desplechin (Président du jury des premiers longs-métrages européens) :
L'équipe du film D'une pierre deux coups :
Julia Kowalski (Crache-Cœur) : 
 Antoine Cuypers (Préjudice) : 
Visar Morina (Babai) : 
Rachel Lang (Baden Baden) : 
 
Micah Magee (Layla in the sky) :
Source : photos en couleur ©Paul Grandsard et photos en noir et blanc ©Sandrine Jousseaume, assistée Margo Meyer et Noémie Guiheneux

[Premiers Plans] L'Histoire du géant timide {Fúsi} de Dagur Kári (2015)


Film écrit et réalisé par Dagur Kári (2015).
Avec Gunnar Jónsson, Ilmur Kristjánsdóttir, Sigurjón Kjartansson...
Fúsi a 43 ans et vit encore chez sa mère. Il vit une existence ultra routinière, entre son travail de bagagiste à l'aéroport, des reconstitutions de batailles historiques en maquette, et une bière de temps en temps avec un ami. Plusieurs rencontres vont bouleverser cette vie monotone : une petite fille vient d'emménager dans l'immeuble, et le nouveau petit ami de sa mère va lui offrir des cours de country...
Le festival Premiers Plans a annoncé les résultats de la compétition hier soir, la soirée s'est achevée avec la projection du dernier film de l'islandais Dagur Kári. Cette fois-ci on retiendra le titre français, L'Histoire du géant timide, et non l'international qui a été traduit en Virgin Mountain, beaucoup trop réducteur compte tenu de cette excellente pépite pleine de tendresse. Le titre original a simplement opté pour le prénom de ce personnage principal : Fúsi. Le réalisateur était présent sur la scène de Premiers Plans hier soir, et a expliqué qu'en écrivant ce scénario, il pensait spécifiquement à l'acteur Gunnar Jónsson. S'il avait refusé le projet, Fúsi n'aurait jamais vu le jour. Et cela aurait été bien dommage.

Cette Histoire de géant timide illustre à merveille toute la beauté et la bonté que peut posséder un cœur humain. D'une nature réservée, Fúsi est la risée de ses collègues qui en profitent pour le malmener et le terroriser avec un sujet qui lui est complètement étranger : les femmes. À 43 ans il est resté un grand enfant dans un corps d'adulte, jouant uniquement aux voitures télécommandées et aux petits soldats. Pour lui, le contact avec une femme lui paraît totalement inaccessible. Tout change le jour où l'ami de sa mère lui offre des cours de country. Il n'assistera pourtant pas à cette première séance mais une tempête de neige va faire naître une rencontre avec une jeune femme. Cet aspect me fait toujours penser au terme québécois pour danse de salon : danse sociale. Quand la timidité empêche de discuter aisément, la danse est l'un des rares moyens pour entrer en contact avec quelqu'un d'autre. Une fois la première approche effectuée, Fúsi et Sjöfn vont se lier d'amitié et comme dit la jeune femme, la danse country est ringarde, mais quelle importance ?

Le film m'a beaucoup fait penser à un conte, dans sa construction et son approche sur le personnage principal. Sa nature solitaire est la caractéristique principale de ce récit, un tempérament qu'il va réussir à dépasser grâce à des rencontres inattendues. Si le titre français me plait tant, c'est parce que l'association de géant et timide donne tout de suite le ton sur ce personnage de Fúsi : différent des autres personnages qui l'entourent et en même temps, terriblement attachant. Il m'a aussi énormément rappelé le personnage de Totoro, sans le côté imaginaire, il ressemble à un gros ours affectueux dont l'unique dessein est d'aider cette jeune femme perdue dans sa mélancolie. Témoignage d'une grande générosité, le film est en plus très drôle, impossible à présent de cuisiner une crème brûlée sans penser à ce film. Le film sort le 24 février prochain, courez-y les yeux fermés, vous reviendrez avec le cœur rechargé en tout ce qu'on peut trouver de bon dans l'être humain.

[bilan] Compte-rendu du 28e festival Premiers Plans (2016)


Comme chaque année fin janvier, la ville d'Angers organise et accueille le festival Premiers Plans consacré aux premiers films, avec en compétition 14 longs-métrages et 17 courts. En plus de cette sélection, de nombreuses rétrospectives sont organisées, avec cette année, des temps forts consacrés à Milos Forman, Alain Cavalier, Michael Lonsdale, Andreï Zviaguintsev, Paul Driessen ainsi que des thématiques autour des rebelles, de l'immigration et un focus sur le cinéma islandais.

Cela fait à présent quatre années que j'assiste au festival, et cette fois-ci, j'ai fait le choix d'aller voir un maximum de films inédits en France. Et ce qui ressort des grands thèmes abordés parmi ces 30 projections auxquelles j'ai assisté, c'est la famille qui est au cœur des thèmes proposés, que ce soit des histoires de fratrie ou de relations parent-enfant. Le grand-parent est aussi à l'honneur dans plusieurs films en compétition comme Montanah, Ma Révolution, Baden Baden, Corka, ainsi que le film islandais Sparrows. Alors que la relation parent-enfant se montre conflictuelle, source de tensions et de différends, le grand-parent apporte du réconfort, de l'aide et du soutien. L'adolescent est fugueur, amoureux et rebelle, et pense déjà appartenir à l'âge adulte en grillant bon nombre d'étapes. Les statistiques des adolescents devenant parents seraient-elles en hausse ? Plusieurs films parlent de ce thème comme Keeper, The wednesday child, Layla in the sky et, comme pour faire écho, un film d'Ingmar Bergman datant de 1953 parle justement de cette thématique. Il a été proposé dans le cadre de la rétrospective "rebelles", une chance de découvrir ou revoir Monika sur grand écran.

La qualité des longs-métrages était une fois de plus excellente. Pour des premiers films, le niveau est très bon cette année encore. Proposer de telles œuvres à l'écran ne présage que de bonnes choses pour l'avenir du cinéma européen. Seul un documentaire a été sélectionné pour la compétition, consacré aux migrants d'Afrique du Nord cherchant à atteindre les côtes européennes par le biais de la petite île italienne de Lampedusa. Le festival s'est clôt ce samedi soir avec la projection de l'excellent film L'Histoire du géant timide, du réalisateur islandais Dagur Kári venu présenté son long-métrage (sortie du film le 24 février).


Palmarès :
• Grand Prix du Jury long-métrage européen :
Keeper de Guillaume SENEZ (Belgique / Suisse / France)
• Mention du Jury longs-métrages européens :
Cold of Kalandar de Mustafa KARA (Turquie)
• Prix du Public long-métrage européen :
Préjudice d’Antoine CUYPERS (Belgique / Luxembourg / Pays-Bas) 
• Prix du Public long-métrage français :
D'une pierre deux coups de Fejria DELIBA (France) 
• Prix d'interprétation féminine long-métrage européen :
Devon KELLER dans Layla in the sky de Micah MAGEE (Allemagne / Grèce / États-Unis)
• Prix d'interprétation masculine long-métrage européen :
Astrit KABASHI dans Babai de Visar MORINA (Allemagne / Kosovo / France)
• Prix des Lycéens longs-métrages français :
Crache-Cœur de Julia KOWALSKI (France / Pologne)
• Grand Prix du jury & Prix du Public courts-métrages européens :
Córka de Tomasz WOLSKI (Pologne)
• Grand Prix du jury courts-métrages français :
L'île jaune de Léa MYSIUS et Paul GUILHAUME (France)
• Prix du Public courts-métrages français :
Jeunesse des loups-garous de Yann DELATTRE (France)

Tout le palmarès sur le site de Premiers Plans.

[Premiers Plans] Préjudice d'Antoine Cuypers (2015)


Film d'Antoine Cuypers (2015).
Avec Nathalie Baye, Arno Hintjens, Thomas Blanchard, Ariane Labed, Eric Caravaca, Cathy Min Jung, Arthur Bols, Julien Baumgartner.
Lors d'un repas de famille, Cédric, la trentaine, vivant toujours chez ses parents, apprend que sa sœur attend un enfant. Alors que tout le monde se réjouit de cette nouvelle, elle provoque chez lui un ressentiment qui va se transformer en fureur. Il tente alors d'établir, aux yeux des autres, le préjudice dont il se sent victime depuis toujours. Entre non-dits et paranoïa, révolte et faux-semblants, jusqu'où une famille peut-elle aller pour préserver son équilibre ? (source Premiers Plans).
Le réalisateur belge Antoine Cuypers réalise ici son premier long-métrage, sélectionné pour la compétition du festival Premiers Plans 2016. Une ambiance pesante et angoissante s'installe assez rapidement dans Préjudice. Le film nous fait ressentir de manière implicite un sentiment d'inconfort, quelque chose ne tourne pas rond dans cette maisonnée, mais impossible de clairement mettre le doigt sur la véritable raison. Thomas Blanchard incarne brillamment le rôle de ce frère mal-aimé et mal dans sa peau. Comment discerner le vrai du faux, comment interpréter les allégations de Cédric qui va revenir sur un passé semble-t-il douloureux où il était régulièrement mis de côté ? Cette tension familiale apparaît dès les premières scènes du film et s'amplifie sans presque ne jamais retomber. La musique prend aussi une part très importante, prenant parfois toute la place de la bande son.

Le scénario joue avec le spectateur, nous fait basculer d'un avis à un autre sans jamais nous laisser décider ce qu'il se passe vraiment dans cette famille. Aucun des membres de celle-ci n'est laissé pour compte, même le frère absent du dîner est astucieusement intégré au récit. C'est le rôle la mère, joué par Nathalie Baye, qui trouble le plus nos esprits. Cette ambiguïté installe pour de bon un malaise tout au long du film. Des scènes restent en mémoire plus que d'autres, que ce soit au niveau de l'esthétique (la pluie), ou de détails comme le plan en contre-plongée sur l'enfant dans le couloir dont la moquette fait évidemment penser à Shining. On pense aussi au film de Stanley Kubrick avec ce tournage entièrement réalisé en huis-clos : la maison, ses couloirs et ses nombreuses pièces rappellent forcément l'Hôtel Overlook. Préjudice est un film passionnant et déstabilisant que je vous conseille vivement, à découvrir en salles dès le 3 février prochain.

[Premiers Plans] La Marcheuse de Naël Marandin (2015)


Film de Naël Marandin (2015).
Avec Qiu Lan, Yannick Choirat, Louise Chen...
Les vies d'une mère et sa fille basculent lorsqu'un soir, un inconnu, blessé, pénètre brusquement chez elles. Une ambiguïté va s'installer avec cet homme. Considéré comme une menace, il va aussi leur permettre d'effectuer un echange...
En référence aux marcheuses du quartier de Belleville, Naël Marandin s'est centré ici dans son premier long-métrage sur le portrait d'une clandestine chinoise vivant à Paris avec sa fille adolescente. En échange d'un lieu pour vivre, Linh s'occupe d'un vieux monsieur qui ne peut plus bouger de son lit. Afin de gagner de l'argent, elle se prostitue dans les rues du quartier de Belleville, sans que sa fille ne soit au courant.

Naël Marandin est aussi interprète pour Médecins du Monde. Il a appris le mandarin après avoir vécu plusieurs années en Chine. Il a réalisé ce film comme un engagement vis-à-vis de ces femmes qu'il a rencontrées et aidées lors de ses missions de Médecins du Monde. Comme il l'a énoncé lors de la conférence juste après la projection, "la prostitution ne définit par le personnage de Linh". Sa vie d'avant est aussi mise en valeur, les raisons qui  l'ont poussée à venir jusqu'en France, et le fait que cette activité est une nécessité pendant un temps donné.

Le récit raconte aussi l'histoire d'une relation mère-fille où naît aussi une ambiguïté suite à l'arrivée de cet intrus dans leur quotidien. Comme pour le film D'une pierre deux coups, le huis clos est mis en parallèle avec un extérieur qui vit, des rues qui bougent au gré d'une population continuellement en mouvement. Souvent en situation irrégulière, ces marcheuses sont toujours en mouvement pour se fondre dans la population. Le metteur en scène a aussi apporté un soin particulier au corps, et ce, dès la scène d'ouverture (moyennant des réactions assez vives de la part des plus jeunes). L'actrice principale était danseuse à l'Opéra de Pékin, lors de la conférence, elle a parlé de ce lien au corps entre son personnage et son passé de danseuse. Pour elle, la danse reste très proche de la comédie et a tenu très à cœur ce rôle pour cette raison.

La Marcheuse est un film qui met en valeur la détermination d'une femme, qui se  relève malgré toutes les embûches. Soutenu par un un bon casting et une mise en scène soignée, le film est à découvrir dès le 3 février prochain. À suivre la bande-annonce :


[Premiers Plans] The Wednesday Child de Lili Horváth (2015)


Film de Lili Horváth (2015).
Avec Vecsei Kinga, Szabolcs Thuróczy, Antal Zsolt...
A presque 20 ans, ?? Est mère d'un petit garçon de 4 ans. Elle vit en banlieue de Budapest et cumule les galères sans réussir à sortir la tête hors de l'eau. Son vœu le plus cher c'est de récupérer la garde de son fils. Mais sans travail ni situation stable, la tâche va être rude...
The Wednesday Child est un film hongrois réalisé par Lili Horváth, qui est également actrice (elle est au générique du récent White Dog). Centré sur le jeune personnage féminin, le film est surtout porté par son actrice, la toute jeune Vecsei Kinga. Mal entourée, elle enchaîne les mauvais plans et s'évertue à conserver des liens qui l'entraînent continuellement vers le bas. Si le film met en valeur un personnage central très fort, il est malheureusement desservi par un scénario qui cumule les situations dramatiques. Et à force de trop vouloir justifier chaque événement (les vidéos prises avec le smartphone), le récit perd en crédibilité. Malgré toute la détermination de la jeune femme, son côté rebelle et la relation avec son garçon, cela ne suffit malheureusement pas à rendre totalement marquant. 

[Premiers Plans] D'une pierre deux coups de Fejria Deliba (2016)


Film de Fejria Deliba (2016).
Avec Milouda Chaqiq, Brigitte Roüan, Claire Wauthion...
Zayanne a 75 ans et n'a jamais dépassé les frontières de la cité ou elle vit depuis presque 50 ans. Lorsqu'elle reçoit un courrier lui annonçant la mort d'un homme qu'elle a connu lorsqu'elle vivait en Algérie, elle laisse une note sur le frigo à ses enfants pour aller récupérer une boîte qui lui est destinée. 
Ce premier long-métrage de l'actrice Fejria Deliba est un film choral qui mêle deux genres : le huis clos et le road movie. La maison que laisse Zayanne va réunir ses enfants un à un qui vont s'y retrouver pour tenter de comprendre ce qui a entraîné ce départ soudain. Et d'un autre côté, le récit va suivre Zayanne, analphabète, qui part d'abord en train pour ensuite être accompagnée d'une amie.

Milouda Chaqik incarne cet excellent personnage féminin d'origine maghrébine, mère de onze enfants, dont les souvenirs enfouis depuis longtemps vont émerger à nouveau du jour au lendemain. Elle n'a jamais quitté la cité dans laquelle elle vit depuis qu'elle est arrivée en France. Et ces contrées extérieures lui sont encore plus inconnues en raison de son illettrisme. Lorsqu'elle va se déplacer au cœur de cette jungle, les situations portent à sourire et en même temps lève le voile sur une fracture sociale flagrante au sein même de notre communauté.

La place de la femme a aussi une place importante dans ce long-métrage. Le portrait de Zayanne est peu à peu révélé par le biais de son personnage qui va se confier petit à petit. Grâce aux enfants qui vont découvrir un pan de la vie de leur mère qu'ils ne connaissaient pas, Zayanne va vivre à nouveau sous un autre visage, complémentaire de ce qu'elle est devenue, apportant une autre dimension à cette femme qui s'est mise entre parenthèses dès son mariage alors qu'elle aimait un autre homme.

Certains détails font penser au film Sur la route de Madison de Clint Eastwood (les photos et journaux intimes sont ici des films et cassettes audio, et là aussi la femme vient d'un autre pays), tout en manquant parfois de subtilité. Mais il ressort de ce D'une pierre deux coups beaucoup de spontanéité, de sincérité et une énergie incroyable. Et puis les scènes plus amusantes ne sont pas forcées comme parfois dans certains films français. Cette histoire de famille est une véritable petite bulle de bonheur que je vous conseille vivement. Il devrait sûrement faire partie de l'actualité angevine en fin de semaine avec le palmarès du festival.

Sortie en salles le 13 avril prochain. 

The Hateful Eight {Les Huit salopards} de Quentin Tarantino (2015)


Film écrit et réalisé par Quentin Tarantino (2015).
Musique d'Ennio Morricone.
Avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins, Demián Bichir, Tim Roth, Michael Madsen, Bruce Dern...
Au cœur du Wyoming, la guerre de Sécession s'est terminée quelques années auparavant. C'est en plein blizzard que vont se rencontrer huit personnages dans un refuge. Le pari d'arriver à Red Rock semble bien compromis pour chacun d'entre eux..
Huitième film écrit et mis en scène par Quentin Tarantino, The Hateful Eight est le résultat exaltant d'une combinaison des genres et des thèmes de prédilection de son créateur : un huis clos riche en dialogues, marqué par le western, et une pointe de délire. Comme souvent dans les films de Q. Tarantino, le terme jubilatoire clignote en belles lettres néon devant ce florilège de réparties bien fleuries. Les répliques fusent, la page IMDb est d'ailleurs déjà bien fournie des dialogues du film.  The Hateful Eight laisse aussi cette sensation que Quentin Tarantino est complètement à l'aise dans son art, qu'il s'est encore une fois beaucoup amusé, voire même davantage que son public. L'ambiance générale et certaines scènes rappellent aussi de précédents longs-métrages, comme Reservoir Dogs ou la séquence dans la taverne d'Inglourious Basterds

Certains acteurs sont de nouveau présents au rendez-vous, et d'autres font leur entrée de manière plutôt marquante comme Jennifer Jason Leigh, incroyable d'un bout à l'autre du film. Les trois heures de film  font penser à une discussion au coin du feu, entre inconnus qui se rencontrent, se découvrent et refont le monde. Les événements prennent évidemment une toute autre tournure, pour notre plus grand plaisir. N'ayant malheureusement pas pu assister à une projection roadshow, j'aurais beaucoup aimé découvrir le film avec son ouverture et intermède musicaux. Cela dit, le spectacle reste entier, The Hateful Eight est un film qui se déguste avec bonheur, il suffit de se laisser porter par des dialogues dont le rythme ne faiblit presque pas, vers un dénouement sanguinolent et euphorique. Un vrai délice. 

[Premiers Plans] Keeper de Guillaume Senez (2015)


Film de Guillaume Senez (2015).
Avec Kacey Mottet Klein, Galatea Bellugi, Catherine Salée...
À 15 ans, Mélanie et Maxime s'aiment comme deux adolescents qui apprennent à se connaître tout en découvrant leur sexualité. Lorsque Mélanie apprend qu'elle est enceinte, ils décident de garder l'enfant. 
Devenir parents à l'âge de 15 ans, c'est la question posée dans ce long-métrage belge, avec un point de vue surtout centré sur le jeune homme. Malgré l'amour sincère qu'ils portent l'un envers l'autre, la décision de garder un enfant leur apparaît comme responsable et mature, sans s'imaginer les réelles conséquences que cela implique. Malgré quelques longueurs en cours de film, Guillaume Senez réussit à sensibiliser sur ce sujet en posant son regard avec justesse du côté des adolescents. L'adulte est présent en tant que guide, la mère qui a vécu exactement ce même schéma et l'autre mère qui suit la décision de son fils en lui laissant toutes les cartes en main. L'univers dans lequel ils ont grandi est sain, sans conflit et entouré d'amour. Le film est aussi réussi pour cela, pas de drames supplémentaires inutiles. Il est juste dommage de voir certaines scènes se répéter en cours de film, les séquences de football sont trop fréquemment mises en avant, elles n'apportent rien de plus au personnage. Cela dit, elles permettent au père d'être davantage au centre de l'histoire, privilégiant une relation père-fils souvent en retrait. Keeper constitue un joli premier film, prometteur pour la suite, qui gagnera en qualité avec plus de singularité.


[bande-annonce] 10 Cloverfield Lane de Dan Trachtenberg (2016)


Premier long-métrage pour Dan Trachtenberg, 10 Cloverfield Lane raconte l'histoire d'une jeune femme qui, suite à un accident de voiture, se retrouve dans le sous-sol d'un homme prétextant l'avoir sauvée d'une attaque chimique. Il affirme aussi qu'à l'extérieur de cette cave, la vie est devenue totalement impossible. D'après une histoire créée par Josh Campbell et Matthew Stuecken, les deux auteurs ont aussi écrit le scénario, accompagnés par Damien Chazelle (Whiplash, La La Land). Trois acteurs sont présents au générique : Mary Elizabeth Winstead, John Goodman et John Gallagher Jr. Sortie prévue le 16 mars prochain. Le morceau musical en début de bande-annonce s'intitule I think we're alone now, du groupe Tommy James and The Shondells.
 
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